Journal De Bord – Septembre 2016 – Safari Bali Plongee

Le « retardataire chronique » ou procrastinateur n’arrive pas à se « mettre au travail » sans satisfaction immédiate. Retard ou procrastination?

Ce Journal m’apporte une grande satisfaction: j’aime énormément les recherches et leur diversités, les nombreux retours des lecteurs, je revis mes plongées et mes voyages, je sors de mon quotidien bureautique. Avec plus de temps, je pourrais trouver de nombreuses autres raisons!

Pardonnez-moi pour le retard du Journal d’Août.. Si j’ai reporté quotidiennement l’écriture de cette parution estivale, c’est plutôt que les sujets étaient tellement nombreux, me fixer fut difficile…

Finalement, je vous présenterai les Raja Ampat sous un nouvel angle duquel découlera tout naturellement la section Bio

Bonne lecture


Bio Marine

Souvent présentée comme parc national, la région de Raja Ampat n’en est, en fait, pas un ! « Oh rage, Oh désespoir» penseront ceux qui ont parcouru, plongé et aimé cette zone.

Ne pas tirer de conclusions trop hâtives qui pourraient porter préjudice. La zone de Raja Ampat n’est effectivement pas un Parc National mais fut déclarée Sanctuaire Marin pour les requins le 20 février 2013. Ce n’est pas  moins de 4 millions d’hectares côtiers et marins qui ont été dédiés à la survie de ces magiques pélagiques dans le pays au triste trophée de premier exportateur d’ailerons de requins et produits dérivés. Une victoire pouvant en engendrer d’autres !

Environ 30% des espèces de requins apparaissent sur la liste rouge UICN donc considérées en danger (stade critique d’extinction / voie de disparition / vulnérables). Sur les 14 dernières années, le nombre d’espèces menacées est passé de 15 à 180 dont 30 en voie d’extinction. Une constatation incroyablement déprimante à laquelle s’ajoutent les cruels sévices

qui leur sont infligés, rejetés vivant à la mer, amputés de leur nageoire, attendant une mort inéluctable.

Le requin, au sommet de l’échelle trophique n’a rien à voir avec l’animal cruel et acharné présenté par les médias. Cet animal complexe au long cycle de croissance, à la fécondité limité et maturité sexuelle tardive est un élément-clé de la stabilité de l’écosystème. Super-prédateur, il régule la population de poissons et mammifères marins en éliminant les individus âgés ou malades, évitant la propagation des maladies.

Là n’est pas son seul rôle dans l’écosystème marin et… terrestre. La disparition de cette famille pourrait laisser envisager un total déséquilibre de l’écosystème par prolifération des espèces proies, qui viendraient à éliminer d’autres espèces inférieures allant jusqu’aux végétariens. Or, c’est grâce à la végétation et notamment au



phytoplancton que les océans absorbent le gaz carbonique. Rappelons que les océans représentent 71% de la surface terrestre et deviennent par là les puits principaux de carbone de la planète.

Mirage ou réalité, il m’a semblé, au fil de mes années Indonésiennes, de mes immersions à BaliKomodoRaja AmpatMoluques et autres, que les rencontres  avec ce fabuleux prédateur vieux de plus de 400 million d’années étaient de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus variées…



La vie Balinaise

Pinisi, voyage entre tradition et modernité

Majestueux représentant de l’histoire nautique indonésienne, ce superbe vaisseau tire ses origines au 16ème siècle des bateaux de commerce du Moyen Orient. Le bois le plus couramment employé est le Bois de Fer, ainsi nommé d’après sa robustesse et sa résistance face à toutes les épreuves.

Ce savoir-faire a toujours été la fierté des artisans des Célèbes. Mais le Pinisi n’est pas seulement un moyen de transporter hommes et marchandises. C’est également un ensemble de rites, de cérémonies, et un symbole combinant de nombreuses valeurs culturelles.



En effet, la construction de ces navires est marquée par de nombreux rituels. Tout d’abord, lors de la sélection du bois, l‘équipe doit effectuer la recherche des troncs au cinquième et au septième jour du mois de la construction. Cette croyance se fonde sur la conception des locaux sur ces deux chiffres, qui représentent la chance. Après avoir trouvé l‘arbre dans lequel un génie est supposé habiter, l‘équipe lui demande solennellement de se déplacer en effectuant un rituel d’offrande. De retour au chantier l‘équipe sèche le bois, puis le prépare pour un autre rite : le placement de la quille. Les artisans posent la future quille du Pinisi en l‘orientant au nord-est à l’avant, symbolisant la masculinité, alors que l’arrière au sud-ouest représente la féminité. Le morceau résultant du premier coup donné au côté masculin sera jeté dans la mer, symbolisant le mari qui gagne sa vie en mer tandis que le morceau de l‘autre bout sera conservé chez les équipiers, symbolisant dans la tradition locale le rôle ménager de la femme. S’ensuivront l’assemblage et le calfatage de la coque à l’aide d’une préparation organique, comportant notamment de la papaye.

Les Pinisi, symbole du rêve Indonésien, conservent aujourd’hui  cette force et ce charme de la construction traditionnelle, tout en y ajoutant le confort, la sécurité et le service moderne.



Safari Bali

Safari Bali souhaite la bienvenue à Vincent, comme stagiaire en communication. Nous le remercions pour sa participation à ce Journal de Bord.

Ketut, que nous gratifions chaque jour pour son dévouement auprès de Tom et Chloé, vient de célébrer les 3 mois balinais de sa petite Meli.

Croisière Komodo du 9 au 21 Octobre – suite à une annulation, 5 places sont disponibles. Contactez-nous.

La saison repart aux Raja Ampat  dès le mois de février – immergez-vous dans un monde de couleur du 12 au 24 février 2017.


Si vous avez des souhaits de lecture, des idées de sujet ou des questions, écrivez moi à anne-sophie-lejeune@hotmail.com ou info@safaribali.com

Amis plongeurs à très bientôt.

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