Journal De Bord – Juin 2016 – Safari Bali Plongee

Ce Journal de Bord annonce l’été et la fête de la musique en « rires et chansons » avec des artistes qui, pour certains ont bercé nos enfances, pour d’autres nos adolescences. Souvenez-vous…

«Y’m’éverne» ou «ben’cha marche pas, hihihi» de l’illusionniste Garcimore et «L’emmerdant, c’est la rose» de l’imitateur Thierry Le luron. Ce petit aparté sur les imitations et illusions nous mène droit à la Section Bio…bon, vous le saviez… dans laquelle nous parlerons… bon… je vous laisse deviner !

« Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes » (Jacques Brel). Rendez-vous à Waérebo, village de montagne où le temps s’est arrêté…

A vos «masques, prêts, partez» sous la rubrique Safari Bali !

“Ami, je viens de la nuit, Tu arrives du matin, Et nous voici réunis à mi chemin” (Nougaro), bonne lecture!


Bio Marine

Si Hamlet disait «être ou ne pas être», les habitants des fonds marins disent plutôt «mangé ou être mangés»… Ces deux réflexions métaphysiques poussent la faune marine (et terrestre) à beaucoup d’ingéniosité, tel Houdini, pour se faire disparaître !

Alors, camouflage ou mimétisme? Le camouflage est une méthode de dissimulation permettant de passer inaperçu en se fondant dans son entourage. Rappelez-vous les phasmes (Journal de Bord, mars 2014), bel exemple de camouflage terrestre.

Nous distinguerons deux types de camouflage. L’un, agressif, l’animal chasse à l’affût. Citons le fameux antennaire, imitant quasi parfaitement l’éponge ou le fond sur laquelle il vit. Celui-ci use même d’un artifice supplémentaire, puisqu’il attire sa proie avec un leurre, souvent imitation d’un petit ver dont elles sont friandes.



Quid du second ? Mangé ou être mangés… si le premier revient à ne pas être vu par ses proies, le second revient à ne pas être vu par ses prédateurs, défensif. Nous prendrons comme exemple le doux poisson Robuste évitant le poisson pierre, lui-même parfaitement camouflé. Voilà une belle partie de cache-cache!

Contrairement au camouflage qui est plutôt passif, le mimétisme consiste en une stratégie d’imitation d’animaux actifs, le but étant le même, échapper aux prédateurs ou attraper sa proie ! Toutefois, celui-ci est légèrement plus complexe puisque nous distinguons plusieurs types de mimétismes, en voici quelques exemples:

Mimétisme batésien, nommé d’après son découvreur le naturaliste Henry Walter Bates au XIX siècle. Reine de la supercherie, pour échapper aux prédateurs, l’espèce imitera des individus toxiques alors qu’elle-même ne l’est pas. Vous croiserez sur le Safari Macro-Merveille, l’imaginatif Mimic Octopus imitant le serpent tricot rayé, farouchement venimeux, l’anémone, terriblement urticante… la liste est trop longue !



Mimétisme Mullerien, d’après le zoologue Fritz Muller. Ici, deux espèces toxiques s’imitent. Oups, mais pourquoi ? Plus il existe d’espèces se ressemblant, plus le «spectre de sureté» est large. Le prédateur ayant eu une mauvaise expérience avec l’une d’entre elles, ne reviendra pas à la charge. Désormais, vous ne regarderez plus du même œil les nombreuses Phyllidies, parfait exemple de cette forme de mimétisme: Varicosan, Elegans, Coelestis, Schupporum, Marindica etc. Machiavélique, non?!

Je suis gentille, surprise, je suis méchante ! Mimétisme Peckhamien, agressif. L’animal se fait passer pour une espèce inoffensive, permettant d’approcher sa proie aisément et… croc ! Telle est la stratégie de la blennie dent de sabre qui imite le labre nettoyeur et profite de la confiance de sa victime pour lui arracher un morceau de chair…

« Au bal, au bal masqué hohé hohé, elle danse, elle danse, au bal masqué » (Compagnie Créole). Et vous? En quoi vous déguisez-vous?



La vie Balinaise

«Tout, tout, tout, vous saurez tout sur »… pour les âmes prudes je continuerai cette chanson de Pierre Perret par « Waerebo », un coin de paradis que nous avons visité avec les enfants.

Direction Flores, atterrissage à Labuan Bajo. La route qui nous mène à Ditor est longue et sinueuse mais les paysages de campagne reculée sont magnifiques dont, notamment, les paysages de rizières en toile d’araignée. Époustouflants!!

Après quelques heures de marche, nous arrivons enfin à Waerebo, village Manggarai, groupe ethnique de l’ouest de Flores estimé à environ 500’000 personnes.

Impatients nous étions, heureux nous sommes d’être accueillis dans la hutte du chef pour la cérémonie de présentation aux ancêtres.

Incantations et donations faites, nous rejoignons la hutte des « invités » où nous passerons les 3 prochains jours. Le confort est très spartiate mais la gentillesse et le sourire de nos hôtes nous le fait oublié. Notre séjour nous permet de rencontrer d’autres « invités » pour la plupart originaires de diverses villes indonésiennes. Je suis ravie d’avoir cet échange culturellement riche.

Waerebo est un village d’altitude (1200m) constitué de 6 huttes familiales et d’une attribuée, comme déjà dit, aux visiteurs. Les huttes (mbaru niang) sont construites en forme de cercle, symbole religieux très présent, disposées autour de la place centrale en forme de fer à cheval, lieu de cérémonie.

Le village, de système communautaire et patriarcal, est géré par un chef qui attribue à chaque famille les tâches en fonction de l’importance numérique de celle-ci.

Si désormais les Manggarai sont chrétiens, l’animisme reste très présent dans leurs rituels et cérémonies dont Penti Manggarai à la période de Thanks Giving et Barong

Lodok invitations des esprits protecteurs des cultures.

Outre l’écotourisme, le village vit des cultures, « kebun », essentiellement de café, manioc, cacao, vanille et légumes dédiés à leur consommation, légumes que nous aurons la chance de manger.

Trois jours de rêve et de partage en pleine nature. Tom et Chloé ont joué avec les enfants du village, nous avons discuté avec les hommes fumant leur Kretek, les femmes tissant leurs Ikat ou s’affairant autour du feu pour faire bouillir les marmites. Waerebo, village singulier coupé du temps, prix honorifique de conservation du patrimoine de l’UNESCO en 2012…

Est-ce donc vérité de dire: « Avec le temps, avec le temps va, tout s’en va »? (L.Ferré)



Safari Bali

“L’aventure commence à l’aurore, A l’aurore de mille chemins, L’aventure c’est le trésor, Que l’on découvre à chaque matin matin” (Jacques Brel)…

Les aventures SAFARI BALI continuent:

Croisière Komodo du 9 au 21 octobre – dernière croisière 2016 disponible, plus que 5 places.

Safari Spécial Macro-Merveille, découvrez les espèces camouflées des plongées muck balinaises, du 13 au 25 novembre.

Un clic pour les disponibilités Safaris Bali 2016.

Ne manquez pas les croisières 2017 avec les Raja Ampat dès le mois de janvier!

Le temps imparti est écoulé, alors: « Je suis venu te dire que je m’en vais…» (Serge Gainsbourg) mais, soyez rassurez, « ce n’est qu’un au-revoir mes frères… »

Amis plongeurs à très bientôt.

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